mardi 3 février 2015

L'étonnante traversée de la mer Rouge


Il y a plus de 3 000 ans, selon la Bible se produisit en Égypte un événement exceptionnel qui prit une grande signification. Des fléaux de dimension apocalyptique s’abattirent sur le pays du pharaon. Les Égyptiens en furent frappés, mais le peuple hébreu, qu’ils tenaient en servitude, fut épargné. 

Les enfants d’Israël sortirent d’Égypte sous la conduite de Moïse. Le pharaon, lancé à leur poursuite, périt dans la mer Rouge avec toute son armée. Moïse continua sa route et, plus tard, reçut les dix Commandements de Dieu sur le mont Sinaï. 

Quelle est la part de légende, et où se situe la vérité à propos de tous ces événements ? Les textes de l’Ancien Testament qui les racontent n’ont été rédigés que longtemps après qu’ils eurent lieu, et jusqu’ici, ni les exégètes, ni les historiens, ni les égyptologues n’ont pu justifier leur déroulement avec précision

D’après les manuels d’histoire, c’est au début du règne de Ramsès II que les Israélites sortirent d’Égypte, soit dans la première moitié du 13e siècle avant Jésus-Christ. La Bible nous apprend que le peuple hébreu devait effectuer des corvées lors de la construction des cités de Phitom et de Ramsès. Cette précision coïncide bien avec la construction de la nouvelle capitale Pi-Ramsès, sur le delta du Nil, à l’époque de Ramsès II et de Séti Ier, son père et prédécesseur. 

Les ruines de cette capitale, qui dut atteindre des dimensions considérables, furent découvertes au 20e siècle. Plusieurs historiens sont d’avis que la transmission de l’événement prodigieux que représente le départ des Juifs, libérés de la captivité égyptienne, fut grandement dramatisée par leur ferveur religieuse – ce jugement s’applique également aux récits mentionnant les plaies apocalyptiques et l’anéantissement du pharaon dans la mer Rouge. Par conséquent, le récit biblique de l’Exode ne serait, selon eux, qu’une légende merveilleuse.



Un maître de la déification personnelle Ramsès II


Ramsès II excella dans son entreprise de déification personnelle. Aucun pharaon, avant ou après lui, ne s’est fait représenter avec une telle insistance, arborant les attributs royaux et s’arrogeant le statut de divinité. Ses constructions les plus célèbres sont les temples d’Abou Simbel qui, taillés à même le roc, se trouvent sur le Nil au sud de l’Égypte. Ils furent dégagés du sable du désert en 1817 par l’Italien Giovanni Belzoni, et furent déplacés lors d’un sauvetage international sans pareil, entre 1964 et 1968, au moment de la construction du barrage d’Assouan. 


Ces temples furent le premier ouvrage ordonné par Ramsès II, tout de suite après son entrée en fonctions. Le récit de la «victoire» du pharaon contre les Hittites, près de Qadesh, en l’an 5 de son règne, est gravé sur les murs des temples, et donne l’impression qu’abandonné par son armée, tel un dieu, il écrasa à lui seul l’armée ennemie, avec toutefois l’aide du dieu Amon. Il existe cependant un récit différent de cette victoire contre les Hittites : à l’issue du combat, Ramsès II dut abandonner une province à la frontière nord de la Syrie… 


Aujourd’hui, l’histoire officielle lui attribue un règne de 67 ans et suppose qu’il dut vivre au-delà de 90 ans. Peut-il avoir été ce pharaon qui trahit sa promesse, accordant d’abord au peuple d’Israël la permission de quitter librement l’Égypte, pour ensuite le poursuivre avec son armée puissante, et finalement être englouti par la mer Rouge ? Les anciennes annales égyptiennes ne rapportent rien d’un exode des Israélites à son époque, et le nom «Israël» ne sera mentionné pour la première fois que sur une stèle de Merenptah, son successeur. Jusqu’ici la recherche historique n’a pu donner aucune réponse claire à plusieurs questions importantes concernant l’Exode et les pharaons contemporains.

Moïse, sauveur des Israélites*

A l’époque de Joseph, les ancêtres des Israélites avaient été bien accueillis en Égypte. Leur nombre grandissant suscita cependant le mécontentement des pharaons. Sous Séti Ier, le père de Ramsès II, cette hostilité se concrétisa par l’oppression du peuple d’Israël. On le mit à contribution sans ménagement pour les pires corvées, en particulier lors de l’érection des ambitieuses constructions égyptiennes. En outre, comme le pharaon menait des combats continuels contre les provinces frontalières de la Palestine, il craignait que les Israélites qui s’étaient jadis établis en Égypte ne se retournent contre lui. 


C’est pour cette raison qu’il fit tuer leurs fils nouveau-nés, réduisant d’autant leur nombre. Moïse naquit à cette époque ! Ce garçon échappa à la mort grâce à une rencontre miraculeuse. Pour le sauver, sa famille l’avait abandonné dans un panier, dissimulé dans les roseaux, sur le bord du Nil. Or, la jeune fille du pharaon découvrit le panier et l’enfant, qu’elle emporta au palais. Séti accepta que sa fille élève l’enfant, et Moïse grandit à la cour du pharaon. Personne ne pouvait prévoir que le jeune homme, généralement aimé à la cour, deviendrait un jour le plus grand adversaire du pharaon et le libérateur des Israélites. 

L’histoire de ce sauvetage exceptionnel est bien connue. La Bible rapporte aussi comment en s’opposant au pharaon, Moïse finit par libérer de l’esclavage égyptien ce peuple qui croyait en Dieu, et lui fit traverser la mer Rouge. Pourtant, jusqu’à nos jours, tous ces événements n’ont pu être formellement confirmés par l’archéologie, l’égyptologie et la recherche historique. Par conséquent, l’histoire du départ et de la traversée de la mer Rouge sous la conduite de Moïse est interprétée par les Juifs comme une légende religieuse, qui illustre comment la main de Dieu protégea et guida le peuple d’Israël. 

Toutefois, issue d’une tout autre source, il existe une description qui explique l’Exode. Elle repose sur la vision d’un voyant, appelé à cette tâche dans l’entourage de Abd-ru-shin qui, dans les années vingt à trente du siècle dernier, rédigea le Message du Graal «Dans la Lumière de la Vérité». Un écrit de ce voyant fut publié en 1931 dans l’ouvrage «Résonances des millénaires enfuis». On y apprend que Abd-ru-shin fut incarné une première fois sur terre en tant que prince arabe, au temps de Moïse, et qu’il exerça personnellement une influence décisive quant à l’événement de l’Exode. 

Cette perception visionnaire tient compte avant tout des rapports spirituels qui se trouvent derrière l’événement terrestre. Cela peut parfois conduire à des divergences avec ce que la recherche historique a pu mettre à jour jusqu’ici concernant l’Exode. Cependant, c’est précisément le regard porté sur ces rapports intrinsèques qui confère à cet écrit visionnaire une authenticité convaincante. Pour cette raison, il sert de fondement aux descriptions qui vont suivre.


Moïse et Abd-ru-shin


En grandissant, Moïse ne pouvait manquer de remarquer l’attitude despotique du pharaon, de même que la terrible oppression qu’il exerçait sur le peuple israélite. Ce fut pour lui plus douloureux encore lorsqu’il eut appris l’histoire de son origine de la bouche de la princesse, sa mère adoptive. Il aurait volontiers aidé son peuple, mais que pouvait un adolescent contre la puissance du pharaon ? Il avait été élevé dans l’ignorance des Israélites et de leur croyance en un Dieu unique, Jahvé, vers lequel ils tournaient leurs prières pour qu’il leur accorde la délivrance. 

Un jour, un visiteur éminent vint à la cour du pharaon : Abd-ru-shin, le noble prince d’un peuple arabe puissant, et voisin. Le jeune Moïse eut instantanément une très grande confiance en lui, et le consulta secrètement au sujet de la conduite à tenir dans sa situation délicate. Abd-ru-shin l’aida à reconnaître que le Dieu du peuple d’Israël était aussi le sien. Alors s’embrasa en lui, de façon claire et impérieuse, le désir d’être le sauveur de ce peuple. 


Ce désir devint plus intense encore lorsque, quelque temps après, il fut l’invité de Abd-ru-shin ; la nature lumineuse du prince libéra en lui un élan insoupçonné. Le prince savait que, dès avant sa naissance, Moïse avait reçu de Dieu la mission de devenir le libérateur des Israélites. Il devait également leur apprendre à connaître ce Dieu. Voyant l’exaltation et l’immaturité de Moïse, Abd-ru-shin lui conseilla de se retirer dans le désert et d’attendre d’y être appelé par «la voix de Dieu» pour commencer sa tâche.


Après des années calmes et enrichissantes vécues dans le désert, Moïse entendit cet appel. Marqué par cette expérience, il fut de nouveau l’invité de Abd-ru-shin. Il put alors observer l’effet bienfaisant des lois que ce prince avait données à son propre peuple ; elles étaient semblables à celles que la «voix de Dieu» lui révélerait plus tard sur le Sinaï pour le peuple d’Israël. Moïse retourna en Égypte, où entre-temps Séti Ier s’était éteint ; Ramsès II était devenu pharaon. D’abord dans la clandestinité, puis avec la confiance de son peuple, Moïse commença son extraordinaire mission, la délivrance des Israélites, qui croyaient en Dieu ; il voulait les conduire jusqu’à la «terre promise» et y construire un pays en l’honneur de ce Dieu.



Victoire sur le pharaon 


Moïse se présenta devant le pharaon et déclara qu’il voulait emmener le peuple des Israélites hors d’Égypte, dans une terre promise par Dieu. Seulement, Ramsès ne songeait pas à les laisser partir ; en effet, il avait besoin d’eux comme main-d’œuvre bon marché. En outre, sur le lit de mort de son père Séti, il avait fait serment de faire assassiner Abd-ru-shin et de continuer à opprimer le peuple d’Israël. 

Moïse lui annonça les fléaux que son Dieu, le Dieu des Israélites, enverrait sur l’Égypte s’il empêchait son peuple de partir. Avec un sourire moqueur, Ramsès proposa un combat : le pharaon contre le Dieu inconnu des Israélites ! Alors se succédèrent de terribles fléaux. D’effroyables catastrophes naturelles secouèrent l’Égypte, renforcées et accélérées par une force divine particulière, qui s’ajouta aux forces naturelles : contamination de l’eau, pollution de l’air, invasions de sauterelles et de moustiques, maladies terribles, précipitations de grêle exceptionnelles, obscurité pendant plusieurs jours... 

Après chaque calamité, les Égyptiens vivaient dans l’attente angoissante de la prochaine. A chaque fléau, Ramsès suppliait Moïse d’en ordonner l’arrêt. Chaque fois, Moïse exigeait en échange le départ des Israélites, ce que Ramsès lui accordait. Mais dès que le fléau cessait, le pharaon reprenait la parole donnée. Ce n’est qu’après la mort de tous les premiers-nés animaux et humains que Ramsès cessa de résister – son premier-né, le prince héritier, n’ayant pas été épargné – et le pharaon pressa les Israélites de partir. A peine le peuple fut-il parti qu’il se repentit de son consentement (en rêve, Séti l’avait menacé de sa malédiction) ; avec une armée, il se mit à la poursuite des Israélites qui s’éloignaient. Entre-temps, ceux-là étaient arrivés jusqu’à la mer Rouge et ne voyaient aucun moyen d’échapper à leurs poursuivants, qui se rapprochaient très rapidement. 

Dans cette situation critique, une furieuse tempête s’éleva soudain et fendit les vagues de la mer. Devant Moïse s’ouvrit un passage salvateur. Rempli de confiance, il avança à la tête de son peuple. Lorsque les Égyptiens atteignirent le bord de la mer et qu’ils voulurent suivre les Israélites, leurs chevaux, retenus par une puissance invisible, refusèrent d’obéir. Le voyant mentionne que des êtres de la nature agirent sur les bêtes et commandèrent aux vagues de la mer. Lorsque tous les Israélites eurent atteint le rivage opposé sains et saufs, le pharaon put continuer à les poursuivre avec ses guerriers. Mais, lorsqu’ils furent au milieu de la mer, les masses d’eau se refermèrent sur les poursuivants. Aucun des Égyptiens ne survécut et les Israélites purent continuer librement leur exode en direction du mont Sinaï, où Moïse reçut de Dieu les dix Commandements. La victoire sur le pharaon fut extraordinaire et totale. 

C’est ainsi que tout s’est passé, selon le récit du voyant cité plus haut. D’après cette description, ce fut Ramsès II qui périt dans les flots de la mer Rouge, peu après son entrée en fonctions, ce qui ne concorde pas avec l’opinion qui prévaut universellement aujourd’hui concernant la vie et le règne de Ramsès II, qui se seraient poursuivis au-delà de la «date» de l’Exode. Toutefois, après examen de ses biographies, on peut arriver à d’autres connaissances intéressantes et instructives.

Y a-t-il eu deux Ramsès II ? 


Après la mort de Ramsès II dans la mer Rouge, l’Égypte était sans souverain, puisque le prince héritier, désigné comme successeur, avait été victime de la plaie des premiers-nés. En principe, cela signifiait la «fin» du pouvoir de cette dynastie et de son clergé, car les dieux avaient manifestement puni le roi (et grand prêtre) et le prince héritier, en les anéantissant – c’était du moins l’avis des anciens Égyptiens. 

Une guerre civile et un soulèvement des provinces frontalières étaient à craindre ; en effet, qui voudrait encore se laisser gouverner par une dynastie royale ainsi châtiée par les dieux ? Et, avant toute autre considération, le corps du roi était disparu dans la mer Rouge ! On ne pouvait donc procéder à aucune «passation des pouvoirs» légitime sur la tombe du roi, avec les rituels appropriés, si importants pour les anciens Égyptiens. La succession des pharaons glorieux et «divins» était interrompue. Dans cette situation apparemment sans issue se présenta une solution ingénieuse pour la dynastie régnante et pour le clergé : on fit croire que Séti Ier avait désigné comme futur pharaon, non pas son fils Ramsès, mais plutôt son second petit-fils, qui portait le même nom. 

Certes, cela ne correspondait pas à la vérité, mais qui pouvait savoir avec certitude qui Séti avait effectivement désigné comme successeur sur son lit de mort ? Par conséquent, le plus jeune Ramsès reçut le «nom de trône» de son père «Usermaatre-setepenre» - il aurait été normal qu’il prenne un autre nom. La chronologie du règne se poursuivit alors que, normalement, elle aurait dû revenir à zéro au changement de pharaon. Il put entrer en fonctions immédiatement, sans période de transition longue et périlleuse ; ainsi, la découverte du corps et le long enterrement rituel de l’ancien roi n’étaient plus nécessaires. 

Par ce stratagème, le plus jeune Ramsès devint subséquemment le successeur direct du glorieux Séti, qui avait été enterré selon les rites (le plus vieux Ramsès étant «effacé» par la même occasion) ; la succession des pharaons «divins» se poursuivit sans heurts ; ainsi la défaite catastrophique d’un pharaon fut-elle habilement cachée à la postérité. Peut-on prouver cette hypothèse ? Le plus jeune Ramsès remplaça-t-il son père, vraisemblablement dans la 8e année de son règne ? On peut en effet trouver des références précises à cet événement, et on doit s’étonner que l’existence de ces deux Ramsès II n’ait pas encore été démontrée par les égyptologues :

1. Une reproduction en granit noir, montrant Ramsès âgé d’à peu près 15 ans, portant les attributs royaux et un nom de trône, coexiste avec une autre reproduction (postérieure celle-là !), où l’on voit Ramsès en tenue de pharaon et âgé d’environ 7 ans – portant ses boucles d’enfant, et posant un doigt sur sa bouche. Les deux conviendraient bien au plus jeune Ramsès, qui aurait dû être âgé d’à peu près 15 ans, lors de son entrée en fonction, et d’à peu près 7 ans, lors du décès de Séti. Par contre, le premier Ramsès avait à peu près 25 ans lors de son entrée en fonction et, selon toute apparence, ne fut investi de la dignité royale que pour peu de temps. 

2. Peu après l’an 8 (du règne de Ramsès) apparaissent deux nouvelles épouses royales (Bintanat et Méritamun). Le plus jeune Ramsès a manifestement épousé sa sœur et sa demi-sœur – ce qui, dans les familles royales de cette époque, n’était pas inhabituel ; quoi qu’il en soit, cette hypothèse est beaucoup plus plausible que d’admettre que le plus vieux Ramsès ait épousé ses filles, bien qu’il eût déjà deux épouses royales (Néfertari et Isisnofret), de nombreux fils et quelques épouses secondaires. 

Dans leur tombeau, les momies des épouses royales Bintanat et Méritamun furent identifiées respectivement comme «fille du roi» et comme «sœur du roi» ! Il n’est pas étonnant non plus de voir le nom d’Isisnofret, mère du plus jeune Ramsès, apparaître après l’an 8 sur les stèles commémoratives ; elle y est mentionnée comme nouvelle «mère du roi» – aux côtés de celui-ci et de sa sœur Bintanat ; de son côté, Néfertari, grandement mise en évidence au début comme «épouse divine» et «mère divine», à Abu Simbel par exemple (elle était la mère du prince héritier Amonherchepeschef), perdit son importance après l’an 8, et ne fut plus représentée près du roi sur les stèles commémoratives. 

3. Le prince héritier Amunherchepeschef – qui, en l’an 7, s’était distingué comme commandant d’une aile de l’armée lors de l’expédition contre Édom et Moab – ne fut à toutes fins pratiques plus mentionné après l’an 8. En l’an 21, dans un échange de lettres avec le roi des Hittites – avec lequel on conclut la paix de façon judicieuse – apparaît justement un prince héritier Sethherchepeschef, que les égyptologues supposent être le même que Amonherchepeschef ; ils ne retiennent que le nom du premier. 

Cependant, il est à peu près exclu qu’un prince héritier retire de son nom la mention du dieu Amon, si vénéré au royaume d’Égypte, ce qui aurait pu entraîner la colère de ce dernier. Quant à Sethherchepeschef, il s’agit plutôt du fils aîné du plus jeune Ramsès et de Méritamun, alors âgé de 12 ans. Les autres prétendants ultérieurs au trône, Chaemwese, Ramsès et Mérenpath, sont également les fils du plus jeune Ramsès et de Bintanat, et non les fils du plus vieux Ramsès. Tous ces arguments militent en faveur de la théorie des deux Ramsès II ! Ce pourrait être la preuve que l’Exode, événement tout à fait exceptionnel, s’est produit à cette époque en Égypte. Encore une fois, la Bible aurait-elle tout de même raison ? 


Les dix Commandements de Dieu 


Sur ses nouveaux chemins, Moïse se fiait entièrement à Dieu, contrairement à son peuple qui commença à murmurer dès l’apparition de difficultés et de privations. A ce moment-là, selon la description du voyant, des «miracles» se produisirent à nouveau : de gigantesques volées d’oiseaux épuisés se posaient à proximité du camp des Israélites ; les bêtes se laissaient facilement capturer, et la nuit, il tombait une sorte de graine comestible, apportée de loin par le vent, et grosse comme des grêlons. 

Lorsqu’ils furent arrivés au mont Sinaï, Moïse, sur l’ordre de Dieu, entreprit seul son ascension pour recevoir les Commandements qu’il transcrivit sur des tables de pierre. Lorsqu’il descendit de la montagne, il trouva son peuple dansant autour du «veau d’or», et l’adorant comme en état d’ivresse. Une vive colère s’empara alors de Moïse, qui fracassa les tables avant que le peuple puisse se rappeler qu’avec l’aide de Dieu, il avait toujours été conduit de façon miraculeuse. Les dix Commandements décrivent, dans une forme concise, les répercussions des lois de la création qui, depuis des millénaires, furent continuellement communiquées aux êtres humains dans une forme adaptée à leur époque. 

Ainsi, les dix Commandements contiennent-ils toute la connaissance nécessaire pour protéger les êtres humains de catastrophes fatales et pour leur montrer le chemin du retour vers leur patrie spirituelle, vers le Paradis.

Peter Fechner

Article traduit de l'allemand et paru originalement dans le n° 32  de la revue allemande " GralsWelt ", en 2004.
Titre original : " Moses und der Weg durch das Rote Meer "

Source : http://www.gral.de/gralswelt/archiv/gralswelt_heft_322004 
* : Ce chapitre est repris avec plus de détails dans l'article " Moïse, sauveur du peuple Hébreux "